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Yasmine Bocus, consultante - L’artisane aux multiples talents

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Une sélection de broderie Une sélection de broderie
Animée par la farouche volonté de réussir, Yasmine Bocus a su s’affirmer dans une société dominée par les hommes. Aujourd’hui, elle a su s’y faire une place et fait carrière en tant que consultante en artisanat.
Yasmine Mooraja Bocus compte plus de dix ans dans le domaine de formation en artisanat. Cette habitante de Bois-Chéri, âgée de 39 ans, fait partie du cercle très fermé des meilleurs instituteurs en artisanat que Maurice ait connus. Son expérience et son habileté lui ont aujourd’hui permis de devenir consultante dans le domaine.

Notre interlocutrice, qui connaît l’artisanat sur le bout des doigts, y a été initiée à plusieurs techniques depuis son plus jeune âge. Elle est d’ailleurs une artisane aux multiples talents. « J’ai appris plusieurs techniques de l’artisanat, dont la vannerie, le textile et la couture, la peinture sur les verres, l’application du mehendi, la confection de rideaux et de produits intérieurs, entre autres. Bien entendu, c’est la décoration intérieure qui me passionne le plus », dit-elle.

Yasmine fait ressortir que de nos jours les jolis bâtiments, les bungalows et les maisons modernes ne se conçoivent pas sans une décoration appropriée. « C’est ce qui apporte ce côté esthétique qui enjolive. Les belles constructions réclament de beaux rideaux. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les rideaux sont les produits décoratifs les plus demandés », indique-t-elle.

Selon Yasmine, se lancer dans le domaine de l’artisanat demande énormément de patience. Il faut de la volonté et une grande détermination pour se construire une carrière dans le domaine. « J’invite et j’encourage les femmes au foyer et celles en détresse financière de venir de l’avant et de se lancer dans ce domaine florissant. C’est ainsi qu’elles pourront sortir de la misère et monter leur propre entreprise », affirme-t-elle.

Soutien indéfectible de son époux

Cette habitante de Bois-Chéri a étudié jusqu’au Lower VI. Ensuite, elle a travaillé dans un magasin. « Alors que je travaillais dans le magasin, j’ai réalisé qu’il n’y a rien de meilleur que de se mettre à son compte. J’ai donc développé une vision de ma propre entreprise », relate-elle. Peu après, Yasmine se marie et son époux lui accorde un soutien indéfectible dans tout ce qu’elle entreprend. Pour commencer, la jeune femme suit une formation en vannerie et en confection de trousseau de bébé. Elle enchaîne avec un cours en couture et fabrication de rideaux.

Devenue professionnelle dans le domaine, elle commence à son tour à dispenser des cours chez elle. En 2004, elle est appelée à donner des cours de formation à la société Aleemee, Cité Martial, Port-Louis. À la même époque, elle participe à plusieurs foires organisées à l’intention des femmes entrepreneurs. La Small Enterprises and Handicraft Development Authority (SEHDA), maintenant connue comme la Small & Medium Enterprises Development Authority (SMEDA), montre une appréciation pour ses talents et lui demande de venir travailler pour l’organisation. Depuis, la SMEDA a retenu ses services pour dispenser des cours en artisanat dans diverses organisations non gouvernementales.
En 2007, grâce à la SMEDA, elle parvient à atteindre les femmes des centres de jeunesse et des centres de femme. Elle se lance alors dans une nouvelle aventure. « J’ai étendu la formation artisanale jusqu’aux régions sud du pays, plus précisément dans les centres communautaires. Jusqu’ici, j’ai formé de nombreuses femmes qui aujourd’hui possèdent leurs propres entreprises. Je ressens une grande satisfaction. C’est bien de savoir que vous avez pu aider une personne à s’épanouir et à monter une entreprise », affirme la consultante.

Freebird Women Association

D’autre part, Yasmine s’est également engagée dans le social. Elle est d’ailleurs la gérante d’une association non gouvernementale qu’elle a nommée Freebird Women Association. Cette association regroupe un grand nombre de femmes au foyer qui restent oisives à la maison. « Je travaille en collaboration avec une usine, sise dans le nord, VIAO, qui fabrique des vêtements. Je prends les vêtements déjà faits de cette usine et je les distribue parmi les membres de mon association. Assises chez elles, les femmes au foyer entament des travaux de finition sur ces produits qui seront par la suite renvoyés à l’usine. De ce fait, les femmes travaillent et reçoivent un salaire à la fin du mois », explique l’artisane. Sinon, Freebird Women Association accueille également des personnes de troisième âge. Une série d’activités sont organisées à leur intention, dont les sorties et les excursions.

Aujourd’hui, Yasmine clame avec fierté qu’elle doit son succès à sa détermination, à son intérêt pour l’entreprenariat et surtout à sa famille. « Mon père m’a toujours encouragée. Il avait cru en mes sœurs et moi-même et disait toujours que nous ne sommes pas inférieures aux garçons », souligne Yasmine. Cette dernière dispense maintenant des cours en artisanat, en plaque de Paris, en recyclage d’objets usés, en peinture sur divers objets, entre autres. Elle s’est également lancée dans une formation à distance pour améliorer son talent.

Aliyah, la fille de Yasmine âgée de dix ans seulement, montre déjà un grand intérêt pour la haute couture. Yasmine est heureuse de constater que sa fille prendra la relève plus tard.



Last modified on Tuesday, 21 February 2012 13:36

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